À part quelques exceptions, comme les lis, les bulbes à floraison estivale ne peuvent pas passer l’hiver en pleine terre, ni même dans les pots ou les jardinières laissés à l’extérieur. À moins de traiter ces bulbes comme s’il s’agissait d’annuelles, c’est-à-dire en les remplaçant d’année en année, vous n’avez qu’une solution : déterrer et entreposer ces bulbes pour les replanter au printemps.
-Petit guide d’entreposage-
BÉGONIA
Récoltez les cormus à l’automne et entreposez-les dans de la tourbe sèche à 2 à 5 degrés Celsius.
CALLA
Entreposez les rhizomes ou tubercules secs à une température de 10 à 16 degrés Celsius.
DAHLIA
Récoltez les racines tubéreuses, placez-les loin des courants d’air et entreposez-les dans de la vermiculite ou du sable sec à 2 à 7 degrés Celsius.
GLAÏEUL
Récoltez les cormus quand le feuillage est mort et entreposez-les dans des sacs en filet à 5 à 13 degrés Celcius. Bien entreposés durant l’hiver et traités avec amour durant la saison de croissance estivale, vos bulbes à fleurs dureront si longtemps que vous pourrez les garder de génération en génération !
Les bulbes d’été comme les dahlias, les bégonias, les cannas et les glaïeuls peuvent être mis en terre après les dernières gelées printanières et jusqu’à l’aube de l’été.
Ces bulbes se plantent au soleil, sauf les bégonias tubéreux qui se plaisent à la mi-ombre. Pour un meilleur effet au jardin, n’hésitez pas de les associer aux plantes vivaces et aux annuelles. À l’automne, il faut les retirer du sol, les faire sécher et les entreposer dans un endroit sec et aéré.
L’un des attraits des bulbes est de pouvoir créer des effets de masses spectaculaires sans occuper beaucoup de place, sans même gêner la végétation présente. Voici donc quelques astuces de votre maître paysagiste.
• Une seule couleur pour un effet grandiose : les compositions les plus fortes sont souvent les plus simples. Faites l’essai suivant: au lieu d’acheter un assortiment en mélange, préférez plusieurs paquets d’une même couleur.
• Pour créer un bon effet de perspective : plus le massif est éloigné du point de vue principal, plus vous pouvez espacer les bulbes (de 25 à 40 cm) ; de loin, l’effet de perspective vous donnera l’illusion que votre massif n’est planté que de tulipes, narcisses, crocus, jacinthes ou iris, mais dès qu’ils seront fanés, ils disparaîtront sur le reste de la végétation.
• Pour réussir une potée longue durée : plantez dans le même pot trois séries de bulbes qui s’épanouissent à des époques différentes. Par exemple, des crocus précoces suivis de jacinthes auxquelles succéderont des narcisses tardifs. Plantez tous les bulbes en même temps, en couches successives, à la profondeur idéale.
• Pour intégrer d’autres végétaux : les bulbes dont les fleurs portent deux couleurs permettent une bonne intégration des vivaces ou arbustes au reste du jardin. Il suffit de choisir une variété dont l’une des couleurs est commune avec la plante choisie. Par exemple, glissez quelques bulbes de muscaris parmi les couvre-sols à feuillage coloré comme les oreilles d’ours dorées (Stachys).
• D’autres plantes à marier : il y a toujours sous les rosiers, les pivoines et les hémérocalles, beaucoup de place libre qui n’attend que d’être occupée par des bulbes, le temps que le feuillage de ces plantes occupe tout son volume.